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Pollinier sentinelle : l'expérimentationL'observation botanique des espèces végétales aux pollens allergisants pour en prévenir les risques pour la santé : c'est l'idée originale qui a conduit à la naissance du Pollinier sentinelle, porté par une collaboration Etat - collectivité territoriale - médecins depuis 2001. Les études d'évaluation de l'expérimentation du pollinier sentinelle ont montré sa complémentarité avec un autre dispositif d'observation : les capteurs de pollens. à l'origine de l'expérimentation
à l’origine de l’expérimentationC'est en novembre 2001 que la 6ème Conférence régionale de la santé abordait, dans le cadre de sa 3ème table ronde, la problématique des allergies aux pollens. L’idée d’un verger sentinelle, lieu de plantation et d’observation d’espèces allergisantes de notre région, est avancée. Le jury de la Conférence recommandera entre autre d'«...inciter les collectivités à développer et mettre en place des vergers sentinelles dans le but de prévoir la pollinisation et prévenir ses risques sur la santé». En 2002, le projet de verger sentinelle prend forme. Le Directeur du Jardin des plantes de la Ville de Nantes, un Ingénieur régional du génie sanitaire de la Drass et les allergologues de l’association Aérocap 44, gestionnaire d’un capteur de pollens à Nantes, s’impliquent dans la mise en oeuvre de ce projet. Le Service des espaces verts et de l’environnement (Seve) de la Ville de Nantes apporte son appui, sa compétence et sa logistique. L’année 2003 verra la mise en place de ce qui s’appelle désormais par un néologisme de circonstance le Pollinier sentinelle, dans un espace dédié et près des serres du Jardin des plantes de Nantes. 2004 est la première année de diffusion continue des observations au pollinier sentinelle, au fur et à mesure de l'actualité végétale, par le tableau les pollens au fil de l’an. Seules les observations concernant les 12 espèces herbacées (dont 8 graminées) sont communiquées. Les 8 espèces ligneuses auront besoin de quelques années encore pour polliniser de façon représentative ; en 2008, elles sont trois à figurer au tableau : noisetier, cyprès de provence et saule roux. En 2005, le Plan régional santé-environnement (PRSE) 2005-2008 des Pays de la Loire intègre le pollinier sentinelle : c'est l'action 12 - améliorer l'information sur la prévention de l'asthme et des allergies. les objectifs du projetCréé pour la première fois en France par le Jardin des plantes de la Ville de Nantes, Le pollinier sentinelle est un jardin expérimental qui regroupe l’ensemble des espèces allergisantes de notre région, installées au Jardin des plantes dans des conditions représentatives de l'environnement. Le double objectif est de :
(>> le pollinier sentinelle vu par le praticien) Un autre objectif est botanique. Au-delà du calendrier pollinique (période globale sur laquelle s’étale la pollinisation d'une espèce), il s'agit de déterminer les particularités régionales des espèces observées et de suivre l'évolution de ce calendrier pollinique régional. Il faut insister sur le fait que le pollinier sentinelle apporte, espèce par espèce, une information avant que les pollens ne soient émis par les plantes et disséminés dans l'air par le vent. Il ne donne pas une information volumétrique des pollens présents dans l'environnement une fois cette émission commencée. C'est la tâche d'un autre dispositif de surveillance : les réseaux de capteurs de pollens. un autre outil : les capteurs de pollens
Déposés sur le toit des villes, des capteurs de pollens prélèvent le volume d’air journalier équivalent à celui absorbé par un être humain. Une grande partie de l’aérosol atmosphérique se dépose sur une bande, envoyée ensuite à un laboratoire spécialisé dans l’identification des pollens et leur comptage. Le comptage par capteur permet de suivre le déroulement et l’importance de la période de pollinisation de chaque espèce, facilitant l’adaptation du traitement au cours de la période pollinique. Ces capteurs font partie du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA). En Loire Atlantique c’est l’association Aérocap 44, dépendante du RNSA, qui assure la gestion des capteurs depuis plusieurs années avec l’association AIR Pays de Loire et la Ville de Nantes. les études d'évaluationParallèlement au fonctionnement du pollinier sentinelle, des études épidémiologiques d'évaluation de l'information délivrée sont venues étayer le dispositif. une première approche ...Une première étude épidémiologique a été menée en 2007 par un bureau d'études, Sépia-santé. Les 81 personnes participant à cette étude ont été "recrutées" par 6 médecins allergologues parmi des patients sensibilisés aux seuls pollens de graminées. Des 2 groupes parallèles constitués par tirage au sort, seul un groupe recevait individuellement par téléphone les informations relevant des observations du pollinier sentinelle et était appelé à démarrer un traitement préventif anthistaminique. L'autre groupe est le groupe-témoin. Cette étude a duré 4 mois, de mars à juin 2007. Objectif : mesurer l'effet de l'intervention sur le nombre de jours sans symptôme de pollinose. L'analyse portée sur les sujets sans symptômes de pollinose au démarrage de l'étude établit entre autre que la proportion de jours sans symptômes nasaux pour les patients du groupe informé est de 65,2% , tandis qu'elle est de 45,8% pour ceux du groupe-témoin. L'étude a montré la concomitance des premiers symptômes de pollinose avec les données du pollinier sentinelle, mais aussi la précocité de l'information par rapport aux capteurs de pollens du RNSA. ... qui se préciseForts de ces résultats et observations, les acteurs ont désiré élargir l'étude :
C'est le cadre de la seconde étude épidémiologique, menée sur le premier semestre 2009 : il s'agit d'évaluer, en terme de morbidité, le gain sanitaire de l'information apportée par le pollinier sentinelle d'une part, et par le réseau de capteurs de pollens du RNSA d'autre part.
l'étude en coursPour cette étude plus large, 190 volontaires ont été recrutés par voie de presse (annonces dans des quotidiens régionaux et sur des radios locales), par affichage d'appel à volontariat dans les officines de pharmacies et par l'intermédiaire des médecins généralistes, ORL et ophtalmologistes. Cette fois-ci, trois groupes ont été constitués :
Au cours de l'étude et quel que soit leur groupe, les 190 participants recueillent chaque soir dans un carnet spécifique les symptômes nasaux et oculaires, les traitements pris, fatigue, rhumes et autres infections ORL et respiratoires. Ils envoient ensuite la feuille hebdomadaire au bureau d'études. Fin juin 2009 , les participants complèteront un questionnaire leur permettant de signaler les évènements survenus pendant les 25 semaines qu'aura duré l'étude. après le recueil des données : l'analyseCe sont plus de 3500 fiches hebdomadaires qui seront analysées à l'issue de la phase de recueil des données, au cours du 3ème trimestre 2009. Le rapport d'étude sera délivré en décembre 2009. A suivre...
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| Version 2 | date de création : mars 2004 | dernière mise à jour : mars 2009 | contact |