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la protection des adolescents contre le bruit :
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| contexte & concept
de l'action |
Les adolescents sont fervents de musique, sans doute plus que d'autres générations. Leur pratique les porte à l'usage de baladeurs musicaux et à la fréquentation de lieux musicaux (salles de concert, discothèques, raves-parties...). Ils subissent ainsi l'écoute prolongée de niveaux sonores élevés : 110 décibels (dB) sont souvent atteints.
Mais l'oreille n'est pas naturellement faite pour supporter de tels niveaux de sons artificiels, et pendant de longues périodes. Sifflements et bourdonnements apparaissent alors, momentanés ou permanents. Des pertes auditives sévères s'ensuivent.
L'évaluation de l'audition des jeunes français menée par l'Institut universitaire de médecine du travail de Lyon (publiée en juillet 2000) conclut que 25% des lycéens présentent une perte d'audition. Ces dangers sont souvent méconnus des adolescents, comme leurs conséquences qui peuvent les écarter d'un projet professionnel, les isoler dans leur vie sociale...
L'enquête sur les dangers de la musique amplifiée et les risques auditifs chez les jeunes de 15 à 30 ans, de JNA association (février 2006) montre que plus de la moitié des jeunes écoute de la musique sur un baladeur, dont un tiers à un fort niveau. Peu de jeunes utilisent des protections auditives lors de concerts, alors même que plus d'un sur deux a déjà ressenti des troubles auditifs
Le bilan du réseau expérimental de déclaration des traumatismes sonores aigus (TAS) en Ile de France (2004-2006) expose que l'écoute amplifiée de la musique est responsable de plus de la moitié des TSA.
Protéger les adolescents des risques
dus à la musique amplifée |
>> fiche-action 15 |
Elle prévoit la mobilisation de tous les acteurs pour :
Le groupe de pilotage de cette action, composé des Pôles de compétences Bruit, des Ddass (pour les départements non pourvus de pôles-bruit), du Rectorat, de la Direction régionale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DRCCRF), de la Direction régionale de la jeunesse et des sports (DRJS) est animé par la Drass. Prévention et contrôle sont les deux axes retenus.
| Objectif =
tout adolescent exposé à un niveau sonore supérieur
ou égal à 105 dB doit connaître les risques sanitaires et savoir se protéger, mais doit aussi connaître la conduite à tenir en cas de symptômes auditifs |
La campagne d'information ça bourdonne dans tes cages à miel ? s'adresse aux collégiens et lycéens pour les sensibiliser aux risques de l'écoute sur baladeurs, à fort volume sonore et sur des durées importantes. Elle promeut les temps de pause après une exposition prolongée au bruit et l'usage de protections auditives (bouchons d'oreille).
| Les infirmières scolaires en sont le relais dans les collèges et lycées et, pour ce faire, ont été formées en 2006. Elles disposent d'outils de prévention des risques auditifs pour sensibiliser les élèves : des bouchons d'oreille en mousse, des affiches (40x60cm) d'annonce de la campagne et des dépliants (plié 7x7,5cm - ouvert 21x15cm) conçus pour les élèves. Au delà des rubriques "c'est quoi la dose de son ?", "c'est quoi ce truc que j'entends tout le temps ?" et "les 3 bons réflexes pour se protéger", le dépliant propose un petit test Est-ce-que je prends des risques ? Extrait :
Le dépliant est associé à une paire de bouchons d'oreille dans un kit de poche. Il en présente le mode d'emploi. |
![]() le dépliant |
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![]() des bouchons d'oreille |
![]() le kit dépliant + bouchons d'oreille |
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Parallèlement aux actions de prévention relayées par la médecine scolaire, l'intégration d'un module Education de l'audition et prévention des risques dans l'enseignement musical des collèges des Pays de la Loire est en projet.
A suivre...
Dans les lieux de diffusion ou de pratique musicale aussi, l'évolution des genres musicaux et des technologies de reproduction du son de plus en plus performantes ont favorisé une élévation - sans cesse croissante - des niveaux sonores. Les quarante dernières années ont ainsi vu une surenchère de décibels dans les discothèques, salles de spectacles (dont les cinémas), scènes diverses, bars musicaux...
Bien consciente des risques auditifs encourus par ces lieux, la Mutualité française Anjou-Mayenne participe au financement de protections auditives adaptées pour le public.. et pour les musiciens et techniciens du son, dont les oreilles sont l'outil de travail premier.
Depuis 1998 existe un spectacle vivant de sensibilisation aux risques auditifs liés à l'écoute de musique amplifiée : Peace & Lobe. Peace & Lobe est un concept pédagogique construit autour d'un concert d'un groupe de musiciens. Trois étapes :
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![]() |
Des organismes agissant dans le domaine artistique portent ce concept par des concerts, des actions vers les établissements scolaires... Ainsi en Pays de la Loire, Peace&Lobe a été largement exploité en direction des collèges et lycées entre 2000 et 2004.
La Mutualité française (Pays de la Loire et Loire Atlantique), les collectivités territoriales, le réseau des Salles de musiques actuelles (Smac), le Ministère de la santé ont été partenaires dans ce projet.
L'action 15 du PRSE prévoit un renforcement des contrôles des établissements diffusant de la musique amplifiée (discothèques et salles de concerts), avant la fin de l'année 2008. Un protocole de contrôle est en cours d'élaboration, il sera applicable dans tous les départements.
![]() information des exploitants |
Une information des exploitants des lieux musicaux (salles de fêtes, bar, discothèques...)présente leurs obligations réglementaires au regard du décret n°98-1143 du 15 décembre 1998, texte de référence en la matière. Deux objectifs :
Les riverains des lieux musicaux ne doivent pas en subir de nuisances sonores. Une information des riverains est également disponible. |
![]() information des riverains |
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| Version 2 | date de création : fevrier 2007 | dernière mise à jour : avril 2007 | contact |