|
|||||||
|
|
le CO : après l'intoxication
L'intoxication par le monoxyde de carbone (CO) provoque des atteintes graves, parfois mortelles. En présence d'appareils de combustion, nausées, migraines, vertiges, pertes de connaissance sont des symptômes d'intoxication à ne pas négliger. Des premiers gestes à faire à la prise en charge médicale, sans oublier les mesures prévenant les récidives, que ce passe-t-il après l'intoxication ? les premiers gestes à faire en cas d'intoxication Lors d'une intoxication, qu'elle soit chronique ou ponctuelle, le monoxyde de carbone (CO) prend la place de l'oxygène dans le sang, qui le transporte vers tous les organes. Les atteintes sont plus ou moins graves - pouvant même être mortelles - selon concentration de CO dans lair et durée dexposition. Le CO est incolore, inodore, sans saveur et non irritant : indécelable donc par les sens. En présence d'appareil(s) de chauffage ou de production d'eau chaude par combustion, une vigilance s'impose quant aux symptômes d'intoxication : nausées, maux de tête, vertiges, jambes molles... les premiers gestes à faire en cas d'intoxication
la prise en charge médicaleSi l'intoxication par le CO est avérée ou soupçonnée par les services d'urgence (pompiers, Samu), une prise en charge médicale des victimes est opérée, en parallèle de la sécurisation du lieu de l'intoxication au CO. Parallèlement, l'intoxication fait l'objet d'une déclaration à un dispositif régional d'alerte et de surveillance des intoxications au CO, par les différents acteurs de la prise en charge médicale : Samu, pompiers, médecins libéraux, Centre anti-poison... ![]() les caissons hyperbares des structures publiques La première intervention sera d'oxygéner la ou les personnes intoxiquées : puisque le CO occupe la place de l'oxygène dans le sang, l'oxygénation renversera le processus. Dans la plupart des cas, l'oxygénation normobare - c'est à dire à pression atmosphérique - rétablit un niveau normal d'oxygène dans le sang : 12 heures minimum de masque à oxygène. La prise en charge hospitalière - par le service des urgences - consiste en un examen médical (sous oxygène), un diagnostic sur examen toxicologique et une surveillance médicale. La gravité de certaines intoxications impose une oxygénation plus puissante, c'est l'oxygénothérapie hyperbare : la ou les personnes intoxiquées sont alors placées en caisson hyperbare. En Pays de la Loire, c'est le cas d'une victime sur 10 environ. En Pays de la Loire, cette structure est localisée au Centre hospitalier universitaire (CHU) d'Angers, au sein du Département de réanimation médicale et de médecine hyperbare. Elle prend également en charge des victimes des régions alentours. Les structures publiques disposant de caissons hyperbares les plus proches sont à Bordeaux, Brest et Garches. le caisson hyperbareC'est une enceinte étanche dont la pression intérieure contrôlée est supérieure à la pression atmosphérique. Cette installation est également utilisée à la suite d'accidents de décompression de plongée. L'oxygénothérapie hyperbare consiste à y faire inhaler de l'oxygène dans des conditions spécifiques :
le retour dans les lieuxEn parallèle à la prise en charge médicale, des actions de sécurisation des lieux de l'intoxication au CO sont menées : le retour ne peut s'y faire que si la/les causes de l'intoxication ont été analysées et éliminées, pour éviter toute récidive.
Ainsi informé de l'accident, le Service santé-environnement de la Ddass intervient pour déterminer les causes d'intoxications dans les locaux concernés ; selon la complexité de la situation, l'expertise d'un organisme ou d'un intervenant spécialisé peut être requise. Une fois la source de l'intoxication identifiée, les travaux éventuels sont déterminés et leur exécution contrôlée. Cette enquête technique est la condition et la garantie d'un retour sur les lieux de l'intoxication sans danger de recidive. En tout état de cause, la prise en compte de précautions simples permettra la prévention des risques d'intoxication au CO.
|
|||||||||||||||||||||||||||
| Version 2 | date de création : mai 2008 | dernière mise à jour : janvier 2010 | contact |