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les coquillagesle ramassage des coquillages est pratiqué sur de nombreux sites du littoral régional, générant activités professionnelles ou de loisirs. Les risques sanitaires motivent la surveillance des sites de pêche à pied. Une large réglementation nationale et communautaire fixe contraintes et critères. coquillage et coquillage coquillage et coquillage...Les coquillages n'ont pas tous le même milieu de vie, ni même la même manière de l'habiter. Ainsi...
Les crustacés (crabes, araignées, crevettes...) ne sont pas des coquillages ! les activités autour des coquillagesLe long de notre littoral, l'activité professionnelle côtoie la pêche à pied de loisirs. Chacun de ces secteurs relève d'un contrôle spécifique : les productions professionnellesLes zones de production (ou zones d'élevage) fournissent plus de 30 000 tonnes de coquillages par an : des huîtres et des moules pour 26 000 tonnes, mais aussi des coquillages fouisseurs : coques, palourdes... pour une production moindre de 5 000 tonnes. La pêche à pied professionnelle, elle, se pratique sur des gisements naturels. Ces productions professionnelles empruntent les circuits normaux de commercialisation qui font l'objet d'un suivi de qualité officiel. L'IFREMER est chargé par l'Etat du contrôle de la qualité bactériologique et chimique des zones de production. Les résultats conduisent au classement des zones. Ces classements induisent, si besoin est, des traitements avant consommation (reparcage, purification...) Les Directions départementales des services vétérinaires (DDSV) contrôlent la qualité des produits mis sur le marché (établissements de production, d'expédition, lieux de ventes...) au titre de la sécurité alimentaire. la pêche à pied de loisirsActivité importante sur notre littoral, le ramassage des coquillages allie détente et plaisir gastronomique. Les gisements naturels fréquentés par les pêcheurs à pied sont contrôlés régulièrement. Le Ministère chargé de la santé assure la surveillance de la qualité des sites : les services santé-environnement des Ddass mettent en place ce contrôle sanitaire. les risques sanitairesLa consommation de coquillages vivants est une thématique de santé publique liée à l'environnement. La physiologie des mollusques bivalves marins et la présence de contaminants (bactéries, virus,...) issus de l'activité humaine dans l'environnement littoral sont en cause. Pour le consommateur, la probabilité d'infection est proportionnelle à la dose de contaminants ingérée. La dose minimale infectante est variable selon les germes. La gravité de l'intoxication dépendra de l'état physiologique ou immunitaire du consommateur. Les jeunes enfants, les personnes âgées, les convalescents et les personnes à faible défense immunitaire sont donc parmi les plus exposés aux contaminants : bactéries, virus et toxines des bactériesLes bactéries le plus souvent évoquées sont les salmonelles, qui provoquent des salmonelloses. D'autres bactéries peuvent tout autant provoquer des gastro-entérites : Shigella sp, Escherichia coli pathogène, Yersinia enterocolitica, Vibrio cholerae, Vibrio parahaemolyticus, Vibrio vunificus. des virusEn présence de virus intestinaux humains dans les coquillages, le consommateur court un risque sanitaire important. Parmi les facteurs d'infections liées à la consommation de coquillages : le virus de l'hépatite A, les virus de type Norwalk responsables de gastro-entérites et, d'une façon générale, les entérovirus. des toxinesCertaines espèces de phytoplancton produisent des toxines, appelées phytotoxines, causant différents troubles chez la personne qui les consomme :
la surveillanceEn 1995, le Conseil supérieur d'hygiène publique de France, (CSHPF), avait préconisé la mise en oeuvre de l'information et de la sensibilisation des usagers à la qualité des coquillages.Cette position a été arrêtée réglementairement, et réaffirmée depuis. Le suivi des sites de pêche à pied de loisirs a été mis en place par les services du Ministère de la santé, dans chaque département littoral. C'est le service santé-environnement de la Ddass qui l'assure. Le but de la surveillance est d'évaluer la qualité sanitaire de quelques gisements naturels de coquillages fréquentés en pêche à pied de loisirs. La consommation directe des coquillages pêchés par des particuliers peut présenter un risque sanitaire : contrairement aux productions professionnelles, les coquillages sauvages ne bénéficient pas, si besoin est, de reparcage ou purification. le choix des sitesLe premier travail consiste à choisir les sites de prélèvements. Tous les gisements n'y sont pas propices, car ils doivent remplir certaines conditions :
le classementLes résultats d'analyse sont interprétés selon la grille de classement des zones de pêche à pied professionnelle : 4 classes de qualité - A B C D - déterminées selon le nombre d'Escherichia coli pour 100g de broyat de chair et de liquide inter-valvaire. Cette classification ne doit pas être confondue avec celle des baignades : Les critères réglementaires d'appréciation globale de la qualité sont les suivants :
Pendant la campagne de surveillance, plus de 650 prélèvements sont effectués sur les 51 sites choisis. L'interprétation des analyses mène au classement des sites. Une information est ensuite diffusée. Quand les observations recueillies mettent en évidence des contaminations microbiologiques sur des gisements naturels de coquillages, les Ddass prennent les mesures de protection sanitaire nécessaires. Mais certains points de surveillance ne sont suivis que depuis peu ; l'interprétation reste encore délicate. Le recueil des données continue... La répartition des classements des sites du littoral des Pays de la Loire varie peu d'une année à l'autre, sauf évènement exceptionnel. Tous coquillages confondus, les classements sont :
Pour la majorité des sites de pêche à pied, les coquillages et la pollution microbienneLes activités terrestres (urbaines, industrielles, agricoles) rejettent vers le milieu marin et peuvent le contaminer :
le mécanisme de la contaminationLes coquillages "brouteurs" se nourrissent en consommant des algues. les coquillages "filtreurs" ...filtrent l'eau de mer pour en tirer les éléments nécessaires (plancton). Ils retiennent aussi bactéries et virus éventuellement présents dans l'eau de mer et les concentrent : l'accumulation est variable selon les espèces de coquillages, leur situation (immersion ou non) et bien sûr selon la nature du contaminant. les coques et palourdes, coquillages fouisseurs, se contaminent plus facilement que les autres : le contrôleTous les agents pathogènes, bactériens ou non, d'origine humaine ou animale, peuvent se retrouver dans les bivalves. Pour savoir s'ils sont présents, les germes témoins de contamination fécale sont recherchés : coliformes, streptocoques et Escherichia coli. Des prélèvements sur le milieu sont donc analysés en ce sens. les prélèvements et les analysesLes agents des Ddass effectuent les prélèvements de coquillages sur les sites, toute l'année : une intervention par mois, deux en juillet, pendant les marées basses de vives eaux. Les analyses sont pratiquées par des laboratoires d'analyses agréés. Lorsque les résultats mettent en évidence des contaminations microbiologiques avérées, chaque Ddass prend les mesures de protection sanitaire qui s'imposent. Ces mesures peuvent aller jusqu'à l'interdiction de ramassage des coquillages sur le site concerné. les coquillages et les métaux lourdsDe nombreux métaux lourds sont utilisés par l'homme et rejetés en mer, par l'intermédiaire des rivières ou cours d'eau où s'est effectué le rejet. Les effets sur la santé sont des intoxications chroniques, développées sur un long terme. Le risque induit par l'ingestion chronique de métaux lourds est encadré par la notion de dose journalière acceptable (DJA). Des valeurs maximales de concentration acceptables étaient définies par l'arrêté du 21 mai 1999. Cette réglementation a été modifiée par le réglement européen du 8 mars 2001. Un dépassement de l'une de ces valeurs entraîne la fermeture du site pour la pêche à pied de loisirs (classement en D). le Mercure (Hg)C'est un métal aux multiples utilisations : fabrication de piles, d'accumulateurs, d'amalgames dentaires. Son usage est de plus en plus réglementé. Il est néanmoins classé comme substance hautement toxique.
le Plomb (Pb)Le plomb est ou a été utilisé principalement pour la fabrication d'accumulateurs et comme antidétonant dans les carburants . Dans l'estuaire de la Loire, il existe un ancien site de fabrication de plomb tetra-éthyl.
le Cadmium (Cd)C'est un métal principalement utilisé pour les traitements de surface (cadmiage) et la production de pigments colorés (matières plastiques).
des actionsles actions du Ministère chargé de la santéLes actions de prévention du Ministère chargé de la santé s'appuient sur deux axes, complémentaires : des actions en faveur de l'amélioration de la qualité du littoral, par une meilleure maîtrise de l'urbanisme et de l'assainissement : conseils techniques et avis administratifs sur projets des actions d'information objective auprès de la population (pêcheurs à pied et consommateurs de coquillages) : distributions de plaquettes dans les syndicats d'initiative et diffusion pour affichage des résultats aux maires du littoral d'autres actions en réseauL'Agence de l'Eau Loire-Bretagne détermine des programmes d'intervention sur 5 ans. Un des enjeux du programme 1997-2001 était la qualité des eaux de rivière et du littoral. Dans ce contexte, elle a souhaité déterminer la fréquentation des zones de pêche à pied de loisirs et leur contamination possible, en liaison avec l'IFREMer et les Ddass. Les départements littoraux du bassin Loire-Bretagne se sont organisés en réseau interdépartemental de surveillance (Côtes d'Armor, Ile et Vilaine, Finistère, Morbihan, Loire Atlantique, Vendée et Charente-Maritime). Le regroupement en réseau a permis de fédérer les expériences, mais aussi de dégager des principes communs d'interprétation des données, d'intervention sanitaire et de communication. Ce réseau de suivi peut constituer un indicateur biologique de qualité de l'environnement littoral : en intégrant la pollution, les coquillages sont des témoins, des bio-indicateurs de la qualité du milieu littoral, influencés par les apports des bassins hydrographiques qui s'y versent. Les résultats sont présentés dans un rapport annuel. Un dépliant d'information (380 Ko) et une affiche (260 Ko)ont été publiés en 1997 et sont depuis régulièrement ré-édités et disponibles en Ddass.
la réglementationla réglementation européennela Directive 91/492/CEE du 15 juillet 1991 fixe les règles sanitaires régissant la production et la mise sur le marché de mollusques bivalves vivants (Communauté européenne : http://europa.eu.int) la réglementation nationalele décret n° 94-340 du 28 avril 1994 modifié par le décret n° 98-696 du 30 juillet 1998 relatif aux conditions sanitaires de production et de mise sur le marché des coquillages vivants, l'arrêté du 2 juillet 1996. Il fixe les critères sanitaires auxquels doivent satisfaire les coquillages vivants destinés à la consommation humaine immédiate, l'arrêté interministériel du 21 mai 1999 relatif au classement de salubrité et à la surveillance des zones de production et des zones de reparcage des coquillages vivants, les arrêtés préfectoraux pris dans les 2 départements littoraux des Pays de la Loire (Loire-Atlantique et Vendée) relatifs au classement de salubrité et à la surveillance sanitaire des zones de production des coquillages vivants. (Légifrance : http://www.legifrance.gouv.fr) des textes de portée générale
La réglementation nationale transcrit la réglementation européenne et la complète par des textes de portée générale. De cet édifice réglementaire, on retiendra : La pêche à pied de loisirs est pleinement autorisée dans les zones de production classées «A» : les coquillages peuvent être consommés directement, sans cuisson préalable. Elle est également possible en zone B, sous réserve que soient respectées différentes recommandations sanitaires, principalement des recommandations de cuisson des coquillages péchés. Certains secteurs ne font pas l'objet d'un classement en tant que zone de production et sont ouverts uniquement à la pêche de loisirs. Les conseils sanitaires du Conseil supérieur d'hygiène publique de France s'y appliquent d'autant plus. Les résultats d'analyse des coquillages de ces secteurs permettent aux mairies et aux services de l'Etat (Ddass et Direction départementale des affaires maritimes) d'informer de façon plus précise les amateurs de pêche à pied de loisirs. Pour les gisements naturels situés en zones de production professionnelle, c'est la réglementation nationale qui s'applique. En l'absence de normes, l'évaluation de la qualité des gisements de coquillages |
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| Version 2 | date de création : mai2003 | dernière mise à jour : jjanvier 2009 | contact |