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le sommaire des déchets d'activtés de soins
 
les collecteurs de Dasri opérant en pays de la loire
(liste non exhaustive)
 
 
 
 
 
 

quelques généralités sur les déchets d'activités de soins

définitions
les producteurs de Dasri
le tri, l'emballage et l'entreposage
la collecte et l'élimination
la traçabilité
les déchets toxiques d'activités de soins

guide technique - Déchets d'activités de soins à risques infectieux (DASRI)
guide technique
Elimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux

( ministère chargé de la santé - 1999)

définitions

Les déchets d'activités de soins sont les déchets issus des activités de diagnostic, de suivi et de traitement préventif, curatif ou palliatif, dans les domaines de la médecine humaine et vétérinaire.

Le Code de la santé publique (CSP - R1335-1) en relève certains :

  • les déchets qui présentent des risques infectieux, susceptibles donc de causer la maladie chez l'homme ou chez d'autres organismes vivants
  • les déchets relevant des cas suivants :
    • les matériels et matériaux piquants ou coupants
    • les produits sanguins
    • les déchets anatomiques humains, correspondant à des fragments difficilement identifiables

Il y assimile, quand ils présentent ces mêmes caractéristiques :

  • les déchets des activités d'enseignement, de recherche et de production industrielle dans les domaines de la médecine humaine et vétérinaire
  • les déchets issus des activités de thanatopraxie

On regroupe ces déchets sous le nom de déchets d'activités de soins à risques infectieux et assimilés (Dasri).

Le Code de la santé publique (CSP) précise les dispositions particulières de tri, d'emballage, d'entreposage, de collecte et d'élimination auxquels ils sont soumis.

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les producteurs de Dasri

Les producteurs de déchets d'activités de soins sont des établissements de santé, d'enseignement, de recherche, de thanatopraxie, des laboratoires, des industries...

Ce sont aussi des personnes morales pour lesquelles des professionnels de santé exercent une activité de soins génératrice de DAS : les associations de soins à domicile, par exemple.

Ce sont également des personnes physiques qui exercent l'activité productrice de déchets : les professionnels de santé libéraux exerçant en cabinet et en visite au domicile des patients (médecins, infirmiers, dentistes, sages-femmes, pédicures, podologues, kinésithérapeutes, vétérinaires, thanatopracteurs...) ; les patients en traitement à domicile (par exemple, les diabétiques, les personnes atteintes d'hépatite B ou C)... Ce secteur de production est souvent appelé production diffuse ou secteur diffus.

Quel qu'il soit, le producteur est responsable de l'élimination des Dasri (CSP - R1335-2).

le tri, l'emballage et l'entreposage

Code de la santé publique (CSP) - articles R1335-5, R1335-6 et R1335-7

Les professionnels de santé ont la responsabilité de déterminer les Dasri parmi les déchets qu'ils produisent :

  • les instruments utilisés pour les soins : aiguilles, seringues, scalpels ...
  • les matériels à usage unique souillés : champs, gants, compresses, pansements, serviettes, plâtres ...
  • les prélèvements et produits biologiques : poches de sang, de drainage et d'irrigation...
  • les accessoires et équipements souillés : sondes, tubes et tubulures, verres, matériel de laboratoire ...

Ces déchets doivent être séparés des autres déchets dès leur production.

Ils sont conditionnés dans des emballages à usage unique devant pouvoir être fermés temporairement et devant être fermés définitivement avant leur enlèvement. Chaque type d'emballage (fûts, sacs-plastique, caisses en carton avec sacs-plastique...) doit répondre à des exigences, spécifiées par l’arrêté du 24 novembre 2003 modifié par l'arrêté du 6 janvier 2006.

Les Dasri doivent être entreposés selon les modalités définies par l'arrêté du 7 septembre 1999 (dont les caractéristiques du local de stockage pour les producteurs de plus de 5 kg par mois).

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la collecte et l'élimination

Code de la santé publique (CSP) -articles R1335-3, R1335-4 et R1335-8

la collecte

La collecte et le transport de Dasri sont effectués dans des véhicules réservés au seul transport des déchets de soins et spécialement aménagés :

  • pour la collecte des petits producteurs : en caisson
  • pour la collecte des gros producteurs : en conteneur

Ces véhicules doivent être conformes l’arrêté du 5 décembre 2002 modifié par l’arrêté du 6 mars 2003, relatif au transport des marchandises dangereuses par route, dit arrêté ADR.

les collecteurs de Dasri en Pays de la Loire (liste non exhaustive)

l'élimination

Les Dasri doivent être éliminés dans des conditions spécifiques  :

  • ... de techniques :
    • élimination par incinération
    • élimination par pré-traitement en appareils de désinfection, à la sortie desquels les déchets sont assimilables à des ordures ménagères
  • ... de délais, selon le volume de production :
    • production supérieure à 100 kg par semaine = 72 heures
    • production entre 5 kg par mois et 100 kg par semaine = 7 jours
    • production inférieure à 5 kg mois = 3 mois

En Pays de la Loire, 3 sites prennent en charge l’élimination des Dasri :

Séché Eco-industries
53810 Changé
pré-traitement
Valoréna
44300 Nantes
incinération
Société d’exploitation Chauvinière (Sec)
72100 Le Mans
incinération

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la traçabilité

A chaque étape de l'élimination des Dasri, des documents doivent être établis qui permettent le suivi des opérations. L'arrêté du 7 septembre 1999 définit les documents nécessaires (les annexes de l'arrêté en précisent les contenus), qui accompagnent les déchets depuis le producteur jusqu'à l'éliminateur :

production inférieure à 5 kg mois,
avec ou sans regroupement
  • lors de la remise de déchets au prestataire assurant le regroupement, le producteur émet un bon de prise en charge comportant les informations listées en annexe 2. Idem pour une installation de regroupement automatique
  • le prestataire assurant le regroupement émet ensuite un bordereau de suivi (Cerfa 11352-02) et joint la liste de tous les producteurs
  • le prestataire envoie annuellement à chaque producteur un état récapitulatif des opérations de traitement de ses déchets
production supérieure à 5 kg mois,
avec regroupement
  • lors de la remise de déchets au prestataire assurant le regroupement, le producteur émet un bon de prise en charge comportant les informations listées en annexe 2. Idem pour une installation de regroupement automatique
  • le prestataire assurant le regroupement émet ensuite un bordereau de suivi (Cerfa 11352-02) et joint la liste de tous les producteurs
  • dès réception du bordereau et dans un délai d'un mois, le prestataire ayant assuré le regroupement en envoie une copie à chaque producteur
production supérieure à 5 kg mois,
sans regroupement

lors de la remise de déchets au prestataire de l'élimination, le producteur émet un bordereau de suivi (Cerfa 11351-02)

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les déchets toxiques d'activités de soins

Les activités de soins nécessitent l'utilisation de différents produits. Ceux-ci peuvent générer des déchets toxiques, généralement solides ou liquides :

  • le mercure et les composés contenant du mercure, les piles, les films radiographiques, les bains photographiques de développement, les médicaments non utilisés ...
  • les produits d'entretien (huiles, solvants ...)
  • les produits radioactifs (sources utilisées dans des appareils de radiographie)

Ces produits requièrent des filières d'élimination spécifiques, appropriées à leur nature chimique.

depliant d'info : le mercure dans l'amalgame dentaire
dépliant d'information
le mercure dans l'amalgame dentaire

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  Version 2 date de création : juin 2007 dernière mise à jour : juillet 2009 contact