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le contrôle sanitaire de la qualité de l'eau potable
Les services santé-environnement des Ddass sont chargés du contrôle sanitaire
de la qualité de l'eau potable, basé sur le Code de la santé publique
(CSP). Instructions de procédures, analyses d'eau, information des consommateurs,
inspections des installations construisent ce contrôle. Un réseau de points
de surveillance maille la production-distribution, pour des paramètres
bactériologiques, chimiques et physiques définis par le CSP.
un peu de réglementation
le contrôle sanitaire de la Ddass
>> les points de surveillance
>> les analyses
>> les paramètres
un peu de réglementation
La protection de la santé publique contre les risques d'origine hydrique
impose des règles d'hygiène. Pour les eaux destinées à la consommation
humaine, la base juridique de ces règles figure dans le Code de la santé
publique (CSP) et ses textes d'application et provient de la transcription
en droit français de plusieurs directives européennes, dont la Directive
n° 98-83/CE du 3 novembre 1998.
Ces textes déterminent les exigences de qualité applicables pour les
eaux brutes destinées à la production et pour les eaux distribuées. Ils
fixent également les modalités du contrôle de la qualité de l'eau pour
satisfaire ces exigences.
- L'exploitant (maire, président de syndicat de commune ou société fermière) est tenu d'effectuer en permanence une surveillance la qualité de l'eau qu'il distribue. >> la distribution de l'eau
- L'Etat :
sous l'autorité du préfet, les Ddass oeuvrent au « contrôle sanitaire de la qualité de l'eau destinée à la consommation humaine ».
le contrôle sanitaire de la Ddass
La contamination de l'eau d'alimentation par des agents infectieux représente
un danger à court terme pour la santé des consommateurs. Les effets à
long terme des contaminants chimiques (plomb, nitrates, pesticides, solvants.)
méritent une grande vigilance, appellent à l'amélioration des connaissances,
au respect des contrôles et doivent conduire à la réduction des expositions.
Les Services santé-environnement sont chargés du contrôle sanitaire de
la qualité de l'eau potable, qui comprend :
- l'instruction de procédures administratives d'autorisation ;
- la réalisation de programmes d'analyses d'eau (les prélèvements ;
l'expertise sanitaire des résultats d'analyses) ;
- l'information sur la qualité de l'eau ;
- les inspections des installations de production et de distribution
de l'eau.
Du site de production d'eau potable au robinet de l'usager, l'eau emprunte
des kilomètres de canalisations, des réservoirs, des installations de
surpression, des réseaux intérieurs d'immeubles. Sa qualité pourrait en
être altérée et nécessite donc d'être vérifiée.
Les programmes de contrôle sanitaire de l'eau sont établis pour renforcer
la connaissance de la qualité de l'eau de consommation et offrir une information
appropriée aux consommateurs.
>> les derniers résultats d'analyses
de l'eau potable en Pays de la Loire
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les points de surveillance
Le contrôle sanitaire s'appuit sur un réseau de points de surveillance,
où l'eau est prélevée avant analyse, aux 3 points-clé de la production
et de la distribution :
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| au point de captage,
avant traitement |
au point
de mise en distribution |
sur le réseau de distribution
et au robinet de l'usager |
| Les analyses au point de captage, avant
tout traitement, évaluent la qualité de l'eau brute et détectent
les polluants éventuels.
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Des analyses au point de mise en distribution
apprécient le fonctionnement de l'unité de production.
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Des analyses au robinet de l'usager vérifient
que l'eau n'a pas été altérée dans les réservoirs ou pendant son
transport jusque chez l'usager.
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Pour l'eau distribuée, les points de surveillance sont définis «aux
robinets qui sont normalement utilisés pour la consommation humaine (.)»
(Décret n°2001-1220 du 20 décembre 2001).
Certains paramètres n'évoluent pas dans le réseau (nitrates, phytosanitaires.)
et leur analyse au plus près du point de mise en distribution permet une
meilleure interprétation des résultats.
Pour d'autres paramètres, les résultats subissent l'influence du réseau
de distribution : les réseaux intérieurs peuvent dégrader la qualité
de l'eau par diffusion de métaux lourds (plomb, cadmium, fer, zinc, cuivre,
nickel,.) ou micro-organismes (légionelles, Pseudonomas,.). Une
attention particulière leur est portée et ils sont analysés au point de
mise en distribution ET au robinet de l'usager.
Chacun des acteurs de la distribution d'eau
est responsable des non-conformités provenant de la partie du réseau de
distribution qu'il a en charge (exploitant, collectivités locales, Etat,
propriétaires d'immeubles,.).
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les analyses
Les analyses sont effectuées par un laboratoire d'hydrologie. Un arrêté
ministériel fixe la liste des laboratoires agréés pour le contrôle sanitaire
de l'eau destinée à la consommation humaine.
Pour les eaux brutes et les eaux traitées, la fréquence des analyses est déterminée selon le
débit de production. Pour les eaux distribuées, elle est fonction de l'importance
de la population desservie, en tenant compte des populations saisonnières
sur les zones touristiques.
Le CSP (annexe 13-2-I) précise les
analyses-types du contrôle sanitaire de l'eau de consommation. 2 contextes
d'analyses :
- les analyses « de routine » informent régulièrement sur l'efficacité du traitement de potabilisation, notamment vis-à-vis de la désinfection et la qualité organoleptique, physico-chimique et microbiologique de l'eau
- les analyses « complètes » mesurent la présence éventuelle de substances nocives ou indésirables dans l'eau.
Le CSP présente également les exigences de qualité :
| les limites de qualité
pour les paramètres dont la présence dans l'eau présente des risques
immédiats ou à plus long terme pour la santé du consommateur.
Elles concernent aussi bien des paramètres microbiologiques que
des substances chimiques, telles que les nitrates, les pesticides,
certains métaux et solvants chlorés, les hydrocarbures polycycliques
aromatiques (HAP) et les sous-produits de la désinfection de l'eau. |
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les références de qualité
pour des paramètres indicateurs de qualité témoins du fonctionnement
des installations de production et de distribution.
Sans incidence directe sur la santé aux teneurs normalement présentes
dans l'eau, ces substances peuvent mettre en évidence un dysfonctionnement
des installations de traitement et/ou être à l'origine d'inconfort
ou de désagrément pour le consommateur. |
En outre, les eaux destinées à la consommation humaine ne doivent pas
contenir de micro-organismes, parasites ou substances présentant un danger
potentiel pour la santé des personnes. Ainsi, lorsqu'une substance ou
un micro-organisme non précisé par le CSP est présent dans l'eau, sa présence
est quantifiée et le risque pour la santé évalué (en matière de microbiologie
par exemple, cette évaluation du risque est basée sur la notion de dose
minimale infectante pour les germes non spécifiés et non recherchés habituellement).
Si non-respect des exigences de qualité il y a, les causes doivent être
recherchées. Les mesures correctives nécessaires seront prises afin que
la qualité des eaux soit rétablie le plus rapidement possible ; en
cas de nécessité, une restriction des usages de l'eau voire l'interruption
de la distribution peut être demandée par le préfet.
Pour les paramètres chimiques, des dérogations peuvent être accordées
sur demande du responsable de la distribution, à condition qu'elles ne
constituent pas de risque pour la santé des personnes et qu'il n'existe
pas d'autres moyens raisonnables de maintenir la distribution. Ce dispositif
implique un suivi renforcé de la qualité de l'eau.
L'arrêté préfectoral pris pour la circonstance précise alors :
- la durée de la dérogation ;
- la valeur maximale admissible acceptée pendant la durée de la dérogation ;
- le plan d'amélioration de la qualité de l'eau ;
- l'information adéquate des consommateurs.
L'information des consommateurs
est partie intégrante de la gestion des non-conformités
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les paramètres
| les
paramètres fichés : |
la
bactériologie - les
nitrates - les
phytosanitaires l'aluminium
- le plomb
- le
fer et le manganèse - le
fluor la dureté
- le chlore
et ses sous-produits |
| les autres paramètres : |
la turbidité
La turbidité d'une eau est due à la présence des matières en suspension
finement divisées (argile, limon, matières organiques.). Ajoutons
qu'une eau acide peut provoquer des altérations des canalisations
et générer une augmentation de la turbidité.
les effets sur la santé : La turbidité ne présente
pas de risque sanitaire direct mais lorsqu'elle est élevée, elle
peut diminuer l'efficacité des traitements de désinfection et générer
des risques microbiologiques.
la limite de qualité à respecter : 2 NFU |
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l'oxydabilité
Toute activité biologique est génératrice de composés organiques,
qui dérivent des sols, des organismes vivants et principalement
de l'activité humaine (rejets agricoles, industriels, domestiques).
L'oxydabilité permet de façon indirecte d'évaluer la quantité de
matières organiques contenues dans l'eau.
Généralement en quantité beaucoup plus importante dans les eaux
distribuées et traitées à partir d'eaux superficielles, les matières
organiques sont l'une des causes de dégradation de la qualité microbiologique
de l'eau dans les réseaux. Elles peuvent entraîner l'apparition
de mauvais goûts et se combiner entre autre avec le chlore en générant
des sous produits pouvant être toxiques.
les effets sur la santé : Il s'agit d'un paramètre
global incluant de nombreux composés, il n'a donc pas de signification
sanitaire au sens propre. C'est toutefois un indicateur d'efficacité
de traitement et un témoin de contamination organique.
la limite de qualité à respecter : 5 milligrammes par
litre (mg/l) de O2 (méthode au KMn04 en milieu
acide à chaud) |
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l'arsenic
Cet élément est présent en petite quantité dans la croûte terrestre
et accompagne souvent les minerais d'autres métaux.
Il est utilisé dans la fabrication d'alliages, dans certains pesticides
et produits de traitement du bois, dans l'industrie du verre et
de la céramique.
Dans l'eau, en dehors d'une origine naturelle lié au contexte géologique,
il provient généralement de l'activité industrielle (déchets
miniers, fonderies, industrie du bois.).
les effets sur la santé : Certaines formes de l'arsenic
peuvent s'accumuler dans les tissus et notamment la peau. A l'exception
des cas d'intoxication aiguës caractérisés par des vomissements,
des douleurs abdominales, diarrhées sanguinolentes, l'intoxication
chronique s'accompagne de signes cliniques très discrets. Ceux ci
se manifestent par des atteintes cutanées (pigmentation. verrues,
cors...) une perte d'appétit et de poids, une grande fatigue, une
mauvaise circulation au niveau des extrémités.
Plusieurs études ont montré une association entre l'ingestion chronique
d'arsenic et le cancer de la peau, et d'autres organes (foie, vessie,
rein).
la limite de qualité à respecter : 50 microgrammes par
litre (µg/l) - Recommandation du Conseil supérieur d'hygiène publique
de France (CSHPF) :10 µg/l |

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