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l'eau potable en Loire Atlantique
quelques chiffres
de la ressource à l'eau distribuéeLes réseaux publics d'eau potable sont alimenté par 15 sites de production situés sur le département auxquels s'ajoutent 4 unités extérieures : Apremont (85), Férel (56), le Longeron (49) et Redon (35). Ce nombre de captages est faible au regard de la moyenne nationale (300 à 400 captages par département en moyenne). Cette situation particulière est liée à la nature du sous-sol de Loire Atlantique - granite et schiste essentiellement - pauvre en eaux souterraines. La production d'eau potable fait ainsi largement appel aux eaux de surface, pompées en Loire et dans des étangs.
Par les captages en
surface et dans sa nappe alluviale, Deux communes disposent de captages collectifs privés pour l'adduction de certaines zones rurales :
L'institution de périmètres de protection est en cours sur l'ensemble des sites de captages du département. la productionLa nature et la qualité des eaux de surface captées nécessitent des usines de potabilisation sophistiquées. La quasi totalité de ces installations a fait l'objet de modernisation récente : mise en place de préozonation, de charbon actif en poudre et en grains, automatisation des traitements... La qualité des eaux produites répond à la réglementation européenne de 1980. Pour les eaux souterraines, un traitement plus simple est adapté aux caractéristiques physico-chimiques et microbiologiques de l'eau. la distributionLes réseaux de distribution d'eau desservent plus de 99 % de la population. Quelques zones en milieu rural restent non-raccordées. Le peu d'unités de production et leur répartition géographique rend nécessaire de longs réseaux de transfert, qui desservent des zones distantes parfois de plus de 50 km. Ainsi, la Côte de Jade et le Nord Vendéen reçoivent l'eau pompée dans la nappe alluviale de la Loire, en amont de Nantes, à Basse-Goulaine et l'eau produite à Nantes peut alimenter Saint Nazaire. Un programme de rénovation des réseaux est en place : changement des canalisations vétustes (agglomérations et zones littorales notamment), résorption des branchements en plomb. Des études de sécurité ont défini les investissements nécessaires pour que chaque commune dispose de deux origines d'eau pour pallier une pollution accidentelle, investissements concernant principalement le recours à de nouvelles ressources et le maillage des réseaux. la qualité de l'eau distribuéeLes eaux distribuées en Loire-Atlantique par le réseau public sont de bonne qualité bactériologique et chimique sur l'ensemble des unités de distribution. Quelques anomalies de qualité peuvent être décelées ponctuellement (moins de 1% des prélèvements), souvent infirmées par des prélèvements de contrôle. Par mesure de précaution, le distributeur d'eau effectue alors des purges et une désinfection renforcée des réseaux. Malgré la bonne qualité de l'eau distribuée, la dégradation chronique de nos ressources en eau - avant traitement de potabilisation, donc - est bien réelle depuis une vingtaine d'années. Plusieurs ressources importantes ( Nort sur Erdre, Saint Gildas des Bois, les étangs de Guérande et de Saint Michel Chef Chef ) ont notamment des teneurs en nitrates et en pesticides en augmentation constante. Une politique volontariste est nécessaire en urgence pour protéger et reconquérir la qualité de nos ressources en eau et accroître la sécurité qualitative et quantitative de l'approvisionnement du département en eau potable. Les mesures à mettre en oeuvre ont été définies dans les propositions du Schéma directeur d'alimentation en eau potable élaboré en concertation avec l'ensemble des partenaires concernés.
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| Version 2 | date de création : mai 2001 | dernière mise à jour : mai 2009 | contact |