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sommaire légionelles
 
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dossier légionelloses
sur le site du Ministère chargé de la santé
 
dossier légionelloses
sur le site de l'Institut de veille sanitaire (IVS)
 
Bulletin épidémiologique hebdomaire (BEH) légionelloses 2008
 
fiche Afsset Legionelloses, enjeux et clés de lecture
 
 
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légionelles & légionelloses : la bactérie, la maladie

La bactérie Legionella provoque la légionellose, dite aussi maladie du légionnaire, en cas d'inhalation d'aérosols d'eau contaminée. Sources potentielles de contamination : les réseaux d'eau chaude sanitaire, les tours aéroréfrigérantes à voie humide, les brumisateurs, les bains bouillonnants.... La prévention de la légionellose consiste donc à maîtriser le risque de développement de la bactérie dans ces installations.

la bactérie : Legionella

photo de légionella pneumophila - image non cliquable
Legionella pneumophila

La légionelle (Legionella) est une bactérie présente naturellement dans les eaux souterraines, les eaux de rivières, les lacs.

Elle prolifère dans les systèmes de climatisation et de distribution d'eau chaude : installations de conditionnement d'air, tours aéroréfrigérantes, bras morts de tuyauterie, ballons de stockage d'eau chaude, dépôts de tartre (pommeaux de douche),... quand les conditions de température (25 à 45°C) et d'hygrométrie sont réunies.

Les légionelles peuvent cependant survivre à des températures supérieures ou inférieures. A des températures avoisinant les 50°C, des légionelles sont détruites en quelques heures. Vers 60°C, le temps de destruction devient plus court (environ une heure).

la maladie : la légionellose

photo de poumons d'un cas de légionellose - image non cliquable
radiographie des poumons
d'un cas de légionellose

La légionellose est une infection pulmonaire provoquée par les bactéries de l'espèce Legionella pneumophila dans la majorité des cas.

La contamination de l'homme se fait par voie aérienne, par l'inhalation de gouttes d'eau contaminée diffusée sous forme d'aérosols ou de micro-gouttelettes, par exemple à l'occasion de douches. L'ingestion d'eau ne provoque pas de contamination.

La maladie a été décrite pour la première fois en 1976 lors d'une épidémie qui a touché, à l'occasion d'un congrès de l'American Legion à Philadelphie, 221 participants, entraînant le décès de 34 personnes. De là vient le nom légionelle.

Cette maladie touche essentiellement :

  • les personnes immuno-déprimées, c'est-à-dire atteintes de certaines maladies (cancer, leucémie, diabète...) ou traitées par corticoïdes ou immunosuppresseurs
  • les personnes présentant une affection respiratoire chronique (bronchite chronique, emphysème...) ou bien encore les gros fumeurs.

La durée d'incubation (entre l'exposition et les premiers signes de la maladie) est de 2 à 10 jours et un traitement efficace par antibiotiques existe. C'est une maladie non contagieuse : elle ne se transmet pas d'homme à homme.

La maladie peut être diagnostiquée rapidement par détection d'antigènes dans les urines. Des prélèvements broncho-pulmonaire (ou de crachat) sont alors mis en culture pour isoler la souche de légionelle responsable de l'infection et, le cas échéant, la comparer aux souches présentes dans l'environnement.

Quand un prélèvement bronchique est réalisé sur le malade, le Centre national de référence des légionelles (CNRL), à Lyon, peut déterminer précisément la souche de la bactérie à l'origine de l'infection.

L'augmentation significative du titre d'anticorps peut être tardive (3 à 6 semaines) et les méthodes de diagnostic direct (antigènes urinaires, culture) sont préférables aux techniques sérologiques.

les derniers grands épisodes épidémiques en France

  • Paris, hôpital européen Georges Pompidou (9 cas en décembre 2000)
  • Montpellier, lié à une tour aéroréfrigérante (33 cas, été 2003)
  • Poitiers, lié à une tour aéroréfrigérante (21 cas, août 2003)
  • Meaux, lié à la tour aéroréfrigérante de l'hôpital, (22 cas, été 2002)
  • Harnes (Pas de Calais), lié à une tour aéroréfrigérante (86 cas fin 2003-début 2004)
  • Nancy (fin 2004)
  • Nord de Lyon (avril-mai 2005 - 34 cas)
  • Rennes (décembre 2005-janvier 2006 - 6 cas)
  • Paris (été 2006 - 26 cas)
  • Angers (octobre 2006 - 6 cas)
  • Alpes maritimes (mai 2007 - 8 cas)

La légionellose est une maladie à déclaration obligatoire (MDO).
le dossier Maladie à déclaration obligatoire : légionelloses sur le site de l'Institut de veille sanitaire (IVS)

Le médecin (généraliste ou hospitalier) diagnostiquant une légionellose doit la déclarer à la Ddass, qui mène une enquête épidémiologique et environnementale pour prévenir de nouveaux cas.

   
cas déclarés à l'IVS
personnes décédées
en France 2008 1244 119
  2007 1428  
  2006 1443 128
  2005 1527  
  2004 1202  

    cas déclarés à l'IVS personnes décédées
en Pays de la Loire 2008 48  
  2007 37  
  2006 48  
  2005 41  
  2004 27  

L'édition 2007 de la santé observée en Pays de la Loire, de l'Observatoire régional de santé (ORS), contient une fiche légionellose présentant le contexte régional.

Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) édité par l'InVS fait annuellement le point sur les légionelloses et les facteurs de risques : dernier bilan (2008)

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  Version 2 date de création : decembre2006 dernière mise à jour : décembre 2009 contact