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Les infections nosocomiales

Définition(s)

Mot d’origine grecque venant de nosos (maladie) et komeîn (soigner) ; se dit d’une infection contractée lors d’un séjour en milieu hospitalier.

Autre définition : Une infection est nosocomiale si elle apparaît au cours ou à la suite d’une hospitalisation.

Quelques chiffres

En 2006, une grande enquête nationale de prévalence a eu lieu dans 2337 établissements  de santé (95 % des lits hospitaliers) incluant 358 467 patients. Elle a permis
de calculer le taux de prévalence* des infections nosocomiales, soit : 4,97 %

En 1996, le taux de prévalence se situait à 7,6 %, puis en 2001 à  6,24 %.

En Europe, le taux varie , selon les pays, de 4,9 à 8,5 % (7,2 % en Suisse en 2004, 9 % en Finlande en 2005).

La France se situe parmi les pays européens où la résistance aux antibiotiques reste très élevée. Mais elle fait cependant partie des rares pays pour lesquels la situation
s'améliore, la proportion de SARM (staphylocoque doré résistant à la métycilline) étant passée de 33 % en 2001 à 26 % en 2006.
* rapport entre le nombre de malades ayant une infection nosocomiale sur le nombre total de malades hospitalisésun jour donné

Organisation de la lutte contre les infections nosocomiales

Le dispositif actuel spécifique de lutte contre les infections nosocomiales comporte :

dans chaque établissement de santé, un comité de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN) et une équipe opérationnelle d’hygiène hospitalière (EOHH).

Le CLIN définit le programme annuel des actions à mener pour :

  • la prévention des infections nosocomiales,
  • la surveillance des infections,
  • la formation des professionnels de l’établissement et l’évaluation des actions.

Au niveau inter-régional

5 centres de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales (CCLIN), créés par arrêté du 3 août 1992.

Le CCLIN Ouest, au CHU de Rennes, coordonne les régions Basse-Normandie, Bretagne, Centre et Pays de la Loire... et aussi St Pierre et Miquelon www.cclinouest.com

Au niveau national 

  • La cellule  Infections Nosocomiales  commune à la Direction Générale de la Santé et la Direction de l’Hospitalisation et des Soins, mise en place en 1995 et chargée
    de l’animation de la politique du ministère .
  • Le Comité Technique des Infections Noso-comiales et des Infections Liées aux Soins CTINILS), créé par arrêté du 3 août 1992, modifié par l’arrêté du 23 septembre
    2004.
  • Le réseau d’alerte, d’investigation et de surveillance des infections nosocomiales (RAISIN) www.invs.sante.fr/raisin , créé en 2001, dans le cadre d’un accord de
    partenariat entre les 5 centres interrégionaux, le CTINILS et l’Institut de Veille Sanitaire.

Depuis le 1er janvier 2009, la MIDISS (médiation, information et dialogue pour la sécurité des soins) a intégré les services du Médiateur de la République afin de constituer le pôle Santé et Sécurité des Soins dédié à l'information des usagers et à la médiation entre les patients et les professionnels de santé. Il est compétent pour traiter toute demande d'information ou les réclamations qui mettent en cause le non-respect du droit des malades, la qualité du système de santé et l'accès aux soins. www.securitesoins.fr

Organisation en Pays de la Loire

En 2009 :

  • La région se distingue par ses réseaux d’hygiène de proximité, crées depuis 1994 autour d’un centre hospitalier général, pour coordonner les actions et harmoniser les pratiques entre les établissements.
  • Ils ont au nombre de 9 et sont répartis sur les 5 départements. 90 établissements sanitaires et 43 établissements médico-sociaux y adhèrent.

L'ARLIN des Pays-de-la-Loire est située dans les locaux du C.H.U de Nantes. Elle exerce ses missions de conseil, d'expertise et de formation en relation régulière avec l'Agence Régionale de l'Hospitalisation (ARH) et la DRASS.

A la DRASS, le médecin inspecteur en charge du dossier est à la fois le référent régional de la cellule infections nosocomiales du ministère de la santé (déclinaison régionale de la politique nationale) et le référent pour l’A.R.H.

Programme national de lutte contre les infections nosocomiales 2009-2012 à venir

Dans la continuité du programme national de lutte contre les infections nosocomiales 2005/2008, le projet de programme national de prévention des infections (http://www.sante.gouv.fr/dossiers/) associées aux soins dans les établissements prévoit des objectifs quantifiés nationaux et locaux. Ce programme s'articulera autour
de 6 points :

  • promouvoir une culture partagée de qualité et de sécurité des soins
  • optimiser le recueil et l'utilisation des données de surveillance
  • anticiper et détecter l'émergence d'agents pathogènes à potentiel épidémique
  • maintenir l'usager au centre du dispositif
  • améliorer l'organisation du dispositif de prévention des infections associées aux soins
  • promouvoir la recherche sur les infections associées aux soins.

Les 5 indicateurs du  tableau de bord de la lutte contre les infections nosocomiales dans les établissements de santé :

1. ICALIN :  indice composite de 31 items organisés en trois fonctions d'importance égale : les ressources humaines, l'organisation au sein de la structure et les actions mises en place par les équipes, indicateur calculé puis vérifié sur des éléments de preuve écrites d’évaluation des activités de lutte contre les infections nosocomiales,

2. ICATB : indice composite lié au bon usage des antibiotiques : il évalue les moyens en ressources humaines et les modalités et la traçabilité de la délivrance des antibiotiques au sein de l'établissement sanitaire

3. ICSHA : indicateur de la consommation de solutions hydro-alcooliques par les professionnels de l'établissement sanitaire ;  il est le reflet de la fréquence de désinfection des mains par les SHA par les professionnels

4. SURVISO : il recense la mention de l'existence d'une surveillance des infections du site opératoire (ISO) et le nombre de services de chirurgie ou d'obstétrique participant à cette surveillance, rapporté au nombre total de services de chirurgie ou d'obstétrique de l'établissement. La surveillance des ISO repose sur le suivi du nombre des patients infectés pendant l'hospitalisation et jusqu'à 30 jours suivant la sortie du patient. SURVISO est le reflet de l'incidence annuelle des ISO

5. SARM :  il permet de refléter l'écologie microbienne de l'établissement et de son environnement sanitaire, et la capacité de l'établissement à la maîtriser par des  mesures de
prévention de la transmission de patient à patient, associées à une politique de maîtrise des prescriptions d'antibiotiques.

Le score agrégé est élaboré à partir des 4 premiers indicateurs et en permet un affichage simplifié, les rendant lisibles en une seule fois.

Pour en savoir plus sur les infections nosocomiales et le tableau de bord :

http://www.sante.gouv.fr/dossiers/

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  Version 2 date de création : mars2006 dernière mise à jour : juillet 2009