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La réforme de l’assurance maladie
(Loi du 13 août 2004)

  

Avant-propos
   rappel historique
   situation actuelle en Europe et en France

 Un parcours coordonné de l’offre de soins
   Une nouvelle convention nationale des médecins
   Le médecin traitant – 1er recours
   Le médecin correspondant – 2ème recours
   Le dossier médical personnel (DMP)
   Le crédit d’impôt

Les dispositions relatives à l’équilibre financier
   rationaliser et améliorer l’offre de soins  :
   responsabiliser les assurés
   augmenter les recettes
   1erconstat : une tendance encourageante

La nouvelle organisation de l’assurance maladie
   l’implication accrue du Parlement
   le pouvoir renforcé de la CNAMTS
   les Conseils des CPAM : du pouvoir de gestion au rôle d’orientation
   la coordination des régimes : l’UNCAM
   l’association des organismes complémentaires : l’union nationale des organismes complémentaires d’assurance    maladie (UNOCAM)
   l’évaluation des prestations, actes et produits par la haute autorité de santé (HAS)
   la politique hospitalière et les systèmes d’information
   les missions régionales de santé publique (MRS) en attendant les agences régionales de santé publique (ARS)

Avant-propos

Rappel historique

La «Sécurité Sociale» a 60 ans : fondée par cet ancien résistant des Forces françaises libres Pierre Laroque qui en fut directeur de 1944 à 1953 et Paul Marcel, les ordonnances des 4 et 16 octobre 1945 jettent les bases de la sécurité sociale  et seront complétées par les lois d’août et d’octobre 1946.
Son financement repose sur des cotisations employeurs/salariés.
Les difficultés récurrentes lors de conjonctures économiques difficiles ont conduit à créer la contribution sociale généralisée (CSG). Le déficit continuant de s’aggraver, il est créé la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS).

Le « Plan JUPPE » est mis en place avec les ordonnances d’avril 1996 :

    - la loi de financement de la sécurité sociale est votée (LFSS)

    - l’Etat engage une politique contractuelle avec les organismes d’assurance maladie concrétisée par la signature de conventions d’objectifs et de gestion (COG)

Situation actuelle en Europe et en France

la plupart des pays européens ont engagé une réforme, compte tenu :

    - du vieillissement de la population

    - du coût croissant des technologies médicales

    - de l’exigence de la population vis-à-vis des soins

    - mais aussi des bouleversements du marché du travail

quatre types principaux d’organisation apparaissent en Europe :

    - le système « Bismarkien » basé sur des cotisations (en Allemagne, en France et en Belgique)

    - le système tout étatique (NHS de la Grande-Bretagne)

    - le modèle des pays nordiques où l’assurance maladie est financée par un impôt prélevé à la source (début de privatisation de l’assurance maladie en Norvège)

    - Les Pays-Bas et la Suisse où le système privé est en vigueur avec mise en   concurrence et déremboursement des soins.

Anoter que près de 50 millions de personnes sont sans couverture sociale aux U.S.A.

la protection sociale dans l'Union Européenne

Lors de l'élaboration du Traité de Rome, l'ambition d'une harmonisation des systèmes sociaux n'était pas absente des préoccupations, mais dans les faits l'Union Européenne a progressivement aboandonné cette idée pour celle de la libre circulation des personnes et des services, condition nécessaire à la réalisation du marché unique.

La santé fait son entrée dans l'acte unique de 1987, confirmé par le traité de Maastricht en 1992 et développé dans l'article 152 du traité d'Amsterdam de 1997. L'article 137.1 de ce traité précise que "la communauté soutient et complète l'action des états membres" en matière de protection sociale.

Le traité de Nice a, en 2001, posé le principe de la liberté pour les Etats de définir les principes fondamentaux de leur système de sécurité sociale. Ce principe n'est pas démenti par le texte du traité établissant une constitution pour l’Europe dont l'article III.278 garantit "un niveau élevé de protection de la santé humaine".

Des limites à l'intervention communautaire sont par conséquent posées et les mesures d'encouragement et de coordination revêtent alors un caractère complémentaire. Elles servent à renforcer la coopération entre les Etats membres, et non pas à harmoniser les systèmes nationaux.

l’assurance maladie en France

Le constat fin 2003 fait apparaître la plus forte dégradation financière de l’histoire de la sécurité sociale selon la Cour des comptes.

Les dépenses sont en forte croissance depuis 1998 avec une accélération plus soutenue en 2002 :

    - Doublement en 10 ans de la consommation en soins de ville avec + 7% de 2001 à 2002  et augmentation de + 70% des dépenses en matière de médicaments.

    - La situation a été masquée par une croissance exceptionnelle des recettes en 2000 et 2001.

    - Le budget de la sécurité sociale est supérieur au budget de l'Etat (300 milliards d’euros contre 280) mais son déficit de 3% lui est inférieur (20%).

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Un parcours coordonné de l’offre de soins

Une nouvelle convention nationale des médecins

La nouvelle convention nationale des médecins négociée par l’union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM) et les représentants de trois organisations syndicales (CSMF, SML et Alliance) est entrée en vigueur le 12 janvier 2005.

La convention instaure pour la 1ère fois un parcours coordonné de soins. La mise en place d’un parcours coordonné des soins est assurée par le médecin traitant sur la base du dossier médical personnel.

Le médecin traitant – 1er recours

généraliste ou spécialiste

Le médecin traitant est librement choisi par l’assuré plus généralement auprès d’un médecin généraliste mais peut l’être aussi auprès d’un spécialiste. Il prend le relais du dispositif du médecin référent dont les contrats perdureront jusqu’à la fin 2005.

formulaire de choix du médecin traitant

Le choix s’effectue via un formulaire qui devra être remis à la Caisse de rattachement (CPAM, MSA, CMR) au plus tard le 1er juillet 2005.
Au niveau national : 12 millions de formulaires ont été reçus fin mai 2005 soit 31,5 % des 38 millions de formulaires transmis aux assurés de plus de 16 ans.  96% des assurés ont choisi un médecin généraliste.

accès spécifique

L’assuré est fortement incité à consulter en premier recours son médecin traitant sauf dans les cas prévus en accès spécifique (pédiatre, gynécologue, ophtalmologue, psychiatre et neuropsychiatre).
L’éloignement lors d’un déplacement et l’urgence sont également considérés comme étant en accès spécifique.
Le passage par le médecin traitant n’est pas nécessaire dans le cadre d’un plan de soins itératifs (lorsque le traitement et le suivi ne sont plus de la compétence du médecin traitant) ou d’un protocole de soins de longue durée.

incitation aux soins coordonnés

L’absence de médecin traitant au 01/07/05 ou l’accès direct à un spécialiste hors accès spécifique, plan de soins ou protocole sera sanctionné par :

    - une majoration de la part restant à la charge de l’assuré (non encore définie)

    - une autorisation de dépassement des tarifs opposables pour les spécialistes conventionnés (plafonné à 17.5% de l’acte dans la limite de 32€).

augmentation de la rémunération

Le médecin traitant bénéficie d’une rémunération spécifique de 40€ par an par patient en affection longue durée (ALD).
La consultation est majorée de 5€ pour les consultations des nourrissons de 0 à 24 mois.
Le médecin traitant placé au cœur du dispositif va pouvoir orienter le patient en s’appuyant sur un réseau de professionnels de santé.
Il contribue à la continuité des soins en l’orientant en général vers un spécialiste appelé médecin correspondant.

Le médecin correspondant – 2ème recours

répond aux sollicitations du médecin traitant et l’informe

Le médecin correspondant participe à la protocolisation des soins des patients en affection de longue durée et tient informé le médecin traitant de ses constatations et des résultats des examens qu’il pratique.

augmentation de la rémunération

En tant que consultant (avis ponctuels demandés par le médecin traitant dans l’hypothèse ou la consultation est sans soins) : il cote la C2 (15€). Il s’agit de la pérennisation d’une mesure déjà existante.
En dehors de ces avis, il applique une majoration de coordination de 2 € à chacune de ses consultations.
La coordination des soins nécessite la mise en place d’un outil sécurisé accessible à tous : le dossier médical personnel.

Le dossier médical personnel (DMP)

optimiser le parcours de soins

Le dossier médical personnel doit permettre un parcours de soins optimal, l’absence d’actes redondants, la diminution des interactions médicamenteuses et le partage de l’information entre tous les professionnels de santé.

assurer le secret médical

Le secret médical est préservé puisque l’accès s’effectue via un code pour l’assuré et via la carte vitale II et la carte professionnelle de santé (CPS) pour le médecin.
La liberté de l’assuré est respectée car l’accès au DMP ne peut se faire sans son accord.

incitation à l’accès au DMP

Néanmoins le professionnel devra indiquer pour la prise en charge du remboursement s’il a été en mesure d’accéder au DMP.

restriction de l’accès au DMP

Son accès est interdit par la loi aux médecins du travail et des assurances privées, aux organismes complémentaires et à la police.
L’accès aux soins est renforcé par la loi au travers du crédit d’impôt.

Le crédit d’impôt

en remplacement de l’aide à la mutualisation (AMUT)

Le crédit d’impôt remplace l’aide à la mutualisation  (AMUT) et porte le seuil de dépassement de la couverture maladie universelle complémentaire (CMUC) de 10% à 15%.

de nouveaux bénéficiaires

Le crédit d’impôt devient donc accessible aux bénéficiaires du minimum vieillesse et de l'allocation pour hadulte handicapé (plafond égalà 7194 € par an pour une personne seule) qui étaient exclus de l’aide à la mutualisation.

Toutefois le coût moyen d’une complémentaire (de 260 € à 800 € selon l’âge) reste cependant, à égalité de couverture de risque, élevé par rapport aux aides accordées.

Les contrats peuvent être souscrits auprès de tous les organismes complémentaires, contrairement à l’AMUT qui ne pouvait être proposé qu’aux organismes complémentaires éligibles à la CMUC.

Le crédit d’impôt constitue cependant une avancée sociale, par l’ouverture à de nouveaux bénéficiaires estimés à plus de  300 000 au niveau national, ce qui porterait à 2 millions le nombre total de bénéficiaires potentiels.

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Les dispositions relatives à l’équilibre financier

La mise en place de la réforme doit générer 15 Milliards d’euros d’économies en 2007.
Les mesures générales s’articulent autour de trois objectifs .

Rationaliser et améliorer l’offre de soins par :

la maîtrise médicalisée (3,5 Mds)

Mise en place du parcours coordonné de l’offre de soins (médecin traitant, correspondant et dossier médical personnel) ainsi que la mise en place de référentiels de bonne pratique auprès des professionnels de santé.

le médicament générique(2,3 Mds)

développement du médicament générique, en effet en avril 2004 il ne représentait que 6% des ventes en officines alors qu’il représente 30% en Allemagne et 50% en Angleterre.

la gestion hospitalière (1,6 Mds)

développement d’une politique d’achats groupés afin d’abaisser les coûts (papier, matériel informatique…)

un contrôle ciblé des arrêts de travail (800 Millions)

renforcement des contrôles des arrêts de travail (court et moyenne durée) auprès des assurés comme des prescripteurs.

la reprise de la dette (1,1 Mds)

depuis 1996 la Caisse d'amortissement de la dette sociale (CADES) a remboursé 18 Mds sur les 101 Mds de dettes au 31/12/2004. Le mandat de la CADES est prorogé jusqu’au remboursement total de la dette.

le recours contre tiers et les gains de productivité (500 Millions)

Il s’agit de mieux identifier les accidents pour lesquels un tiers est responsable. Cette disposition permet à l'Assurance Maladie de récupérer auprès du responsable de l'accident (ou de son assureur) les sommes correspondant aux prestations versées aux victimes.

Les gains de productivité concernent uniquement une diminution des coûts de gestion à la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS).

Responsabiliser les assurés

versement d’1 euro

à chaque consultation hors hospitalisation, pour les actes de radiologie et de biologie (en sont dispensés les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) et de l’aide médicale Etat (AME), les femmes enceintes de plus de 6 mois et les jeunes de moins de 16 ans). Le versement sera limité à 50 € maximum sur l’année.

revalorisation du forfait hospitalier

revalorisation de 1 € par an pendant 3 ans, le forfait hospitalier est donc porté  à 14€ pour l’année 2005.

lutte contre les fraudes et les abus

Intensification de la lutte contre les fraudes et les abus en matière d’arrêt de travail. Un contrôle approfondi des arrêts de travail de courte et moyenne durée est effectué à l’encontre des assurés et des prescripteurs.

Augmenter les recettes

relèvement de la contribution sociale généralisée (CSG)

    - élargissement de l'assiette de la csg des actifs

    - relèvement de 0.4 points du taux de CSG des retraités imposables

    - relèvement de 0.7 point du taux sur les revenus du patrimoine

    - augmentation de 2 points du taux de CSG sur les jeux

participation des entreprises

hausse de la participation des entreprises par le biais d’une contribution additionnelle  à  la contribution sociale de solidarité (C3S) égale à 0.03% du chiffre d’affaires.

participation de l’Etat

participation de l’Etat par le reversement à l’assurance maladie d’une partie des droits du tabac.

1er constat : une tendance encourageante

Les dépenses maladie du régime général n'ont augmenté que de 3,5 % sur les quatre premiers mois de l'année par rapport à la même période de 2004 (source CNAMTS). La diminution des dépenses de santé se poursuit. A la fin mars 2005, les dépenses avaient augmenté de 3,8 % faisant suite à une hausse de 3,9 % en février et de 5,8 % en janvier.
Les soins de ville progressent de 2 %.

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La nouvelle organisation de l’assurance maladie

L’implication accrue du Parlement

création d’un comité d’alerte

un comité d’alerte sur l’évolution des dépenses de l’assurance maladie placé auprès de la commission des comptes de la Sécurité sociale transmet chaque année un rapport au Parlement, au Gouvernement et aux caisses nationales sur l’évolution des dépenses.

mise en place d’une mission parlementaire

La loi du 13 août (articles 38, 39 et 40) a donné aux commissions de l’Assemblée Nationale et du Sénat la possibilité de créer une mission permanente d’évaluation et de contrôle des lois de finances.

la loi organique relative aux lois de finances de la Sécurité sociale «LOLFSS » introduit une démarche « objectifs-résultats » dans le prolongement des contrats d’objectifs et de gestion (COG). Elle vise à instaurer un débat sur la loi de financement de la Sécurité sociale et l’équilibre de chacune des branches.

le pouvoir renforcé de la CNAMTS

Le directeur, également directeur de l’union nationale des Caisses d’assurance maladie (UNCAM regroupant : CNAMTS, CANAM,CCMSA) voit ses prérogatives renforcées :

    - Il nomme les directeurs des CPAM, CTI, UGECAM, URCAM; l'ensemble constituant le réseau de l'assurance maladie.

    - Il exerce un contrôle sur les décisions des conseils et des directeurs : pouvoir de suspension ou d'annulation.

Le rôle des DRASS en matière de tutelle est cependant maintenu :

    - Avis pour le comité des carrières

    - Pouvoir d'annulation des décisions des Conseils

    - La lListe d'aptitude

    - Les missions de contrôle-évaluation des COG et des contrats pluriannuels de gestion (CPG)

Les Conseils des CPAM : du pouvoir de gestion au rôle d’orientation

 Le conseil d'administration devient le conseil, alors qu’il avait précédemment  pour rôle de régler les affaires de l'organisme, il arrête maintenant ses orientations, s'assure de leur mise en œuvre et évalue les résultats au regard des objectifs. Le conseil se voit  enrichi de représentants de plusieurs institutions œuvrant  quotidiennement dans le domaine de la santé, tous ses membres ayant dorénavant voix délibérative. Les représentants des salariés sont en nombre égal aux représentants des employeurs et la mutualité y est représentée.

sur proposition du directeur, le conseil arrête :

    - les orientations de la convention d’objectif et de gestion

    - les objectifs poursuivis pour améliorer la qualité de service rendu à l’usager les axes de la politique de communication à l’égard des assurés sociaux et des professions de santé

    - les axes de la  politique de gestion du risque.

mais aussi de définir :

    - la politique d'action sanitaire et sociale à mener dans le cadre des orientations nationales

    - les modalités de traitement des réclamations

    - les opérations immobilières et la gestion du patrimoine

il conserve  :

un droit d'opposition sur les budgets, la nomination du directeur et de l'agent comptable (vote à la majorité des 2/3)

sont supprimés  :

    - Le pouvoir de désignation des directeurs et agents-comptables; ce dernier est désormais confié au directeur général de la CNAMTS

    - Les commissions des marchés et la commission de contrôle

subsistent :

La  Commission de recours amiable CRA (obligatoire) et la commission d'action sanitaire et sociale

sont créées :

    - la commission  relations avec les usagers

    - la commission  d'orientation et d'objectif

    - la commission  santé-Prévention, gestion du risque, ou santé publique selon les CPAM

    - la commission chargée de donner un avis aux manquements aux règles tant de la part des assurés que des établissements et des professionnels de santé

la coordination des régimes : l’UNCAM

Dirigée par le directeur général de la CNAMTS, l'UNCAM coordonne l’action des trois régimes d’assurance maladie, négocie la convention médicale et détermine les tarifs de remboursement.

L’association des organismes complémentaires : l’union nationale des organismes complémentaires d’assurance maladie (UNOCAM)

Chargée de donner des avis, elle n’est cependant pas signataire de la convention médicale et n’a pas été consultée.
Les organismes complémentaires pourront prendre part aux contrats passés entre les URCAM et les réseaux de professionnels de santé.

L’évaluation des prestations, actes et produits par la haute autorité de santé (HAS)

Elle a pour rôle l'évaluation régulière du service attendu des produits, des actes ou prestations de santé  et du service rendu pour un objectif de qualité.

La politique hospitalière et les systèmes d’information

Le conseil de l'hospitalisation

Il  contribue à l'élaboration de la politique de financement des établissements de santé ainsi qu'à la détermination et au suivi de la réalisation des objectifs de dépenses relatives  aux frais d'hospitalisation.
Il devra être saisi pour recommandation avant toute décision gouvernementale sur la politique de financement des établissements de santé.

l' institut des données de santé

Il a pour mission de veiller à la qualité des systèmes d'informations utilisés pour la gestion du risque maladie et au partage des données en respectant l'anonymat.

l'observatoire des risques médicaux

Il recueille les données relatives aux accidents médicaux, affections iatrogènes et infections nosocomiales.

Les missions régionales de santé publique (MRS) en attendant les agences régionales de santé publique (ARS)

la mission régionale de santé publique

Il s’agit d’une association  et non d’une fédération. La direction est assurée pour une année en alternance ( arh/urcam), C’est le directeur de l'urcam qui en assure la présidence dans notre région  pour 2005.

Elle a pour compétence :

    - l'évolution de la répartition territoriale des professionnels de santé, (en lien avec le schéma régional d'organisation sanitaire et sociale(SROSS), il n'y a plus de décret   zonage, les MRS déterminent elles mêmes les critères)

    - la permanence des soins  pour laquelle le préfet conserve l'autorité (arrêté après avis du Comité Départemental de l'aide médicale urgente  :CODAMU), les MRS en fixent les orientations

    - le programme régional de soins

    - le programme de gestion des risques (uniquement pour l'articulation ville/ hôpital)

Le décret en conseil d'état est minimaliste pour laisser aux institutions le soin de fixer leurs règles d'organisation, la loi prévoit également l'expérimentation d'ARS,projet de décret relatif aux groupements régionaux territoriaux de santé publique (grsp-grst).

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date de création : 07/06/05
dernière mise à jour : mai 2008
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